Test · Maison connectée

Aqara FP2 : détecteur de présence mmWave, 83 €

Un radar millimétrique qui voit la pièce même quand on ne bouge plus. Zones dans Home Assistant, occupation dans Maison. 83 €.

21 juin 2026
Détecteur de présence Aqara FP2 au mur, câble blanc

Image Aqara

Prix
83 €

Le FP2 est un radar à ondes millimétriques, pas une caméra, pas un micro. Chez moi il a pris la place d’un PIR de couloir dans le salon. Le PIR coupait la lumière au milieu d’un film. Celui-ci garde la pièce occupée tant qu’il y a quelqu’un, même assis, même allongé.

À 83 €, ce n’est pas le petit capteur Aqara à coller dans chaque placard. C’est celui du salon, de la chambre, de la pièce où on reste immobile et où on veut que la lumière tienne.

Fiche technique

C’est un radar à 60 GHz, pas une caméra. Aqara annonce un champ d’environ 120° et une portée jusqu’à 8 m. Jusqu’à cinq personnes suivies en même temps, jusqu’à 30 zones dessinées dans l’app. Le firmware ajoute une détection de chute. La temporisation de sortie se règle.

Le boîtier fait environ 64 × 64 × 37 mm, au mur ou au plafond. USB-C en 5 V, pas de pile : il faut une prise à proximité, ou un câble propre le long du mur. Le Wi-Fi reste en 2,4 GHz, en IP locale.

Maison le voit nativement, occupé ou libre, une seule entité. Home Assistant, via HomeKit Controller, transforme chaque zone en présence. Pas de Zigbee, pas de dongle. Le FP2 parle Wi-Fi, point.

Accrocher, dessiner les zones

Au mur, légèrement en hauteur, en vis-à-vis du canapé et de la porte. Au plafond, champ plus large, câble plus visible. J’ai choisi le mur, au-dessus d’un meuble, câble blanc le long de la plinthe.

L’app Aqara sert à caler le champ. On marche dans la pièce, on voit les points. On dessine le canapé, le bureau, la porte, le couloir d’accès. Une lumière peut suivre le canapé, une autre le bureau. Dans Maison, Siri voit un accessoire occupé ou libre. Les zones, c’est HA qui les exploite vraiment.

La détection à l’entrée est franche. À la sortie, j’ai calé 30 secondes : la lumière ne clignote pas, et on n’a pas à ressortir dans le noir. Trop court, ça coupe encore. Trop long, la pièce reste allumée après le départ.

Assis, film, nuit

Un PIR voit le mouvement. Le FP2 voit la présence. Différence concrète : on reste deux heures dans le canapé, la lumière du salon reste. On se lève, on part, elle s’éteint après la temporisation.

Dans la chambre, la présence évite d’armer une alarme ou d’allumer brutalement à 3 h. Dans le salon, présence et heure lancent une scène film, lumières bas. HA fait le lien. Maison affiche occupé, déjà utile pour Siri (« il y a quelqu’un dans le salon ? »).

Cinq personnes, 30 zones : c’est large pour un appart. Ici, trois zones suffisent. On n’est pas obligé de tout dessiner.

Une pièce, pas toute la maison

À 83 €, on en met un ou deux, pas un par placard. Salon, chambre, parfois le bureau. Le couloir reste au PIR ou à un capteur moins cher : on y passe, on n’y reste pas.

Avec des ampoules couleur, la lumière peut vraiment suivre la pièce. Le FP2 ne remplace pas un hub. Il signale occupé ou libre, HA et Maison font le reste. Il se branche en USB-C 5 V, en Wi-Fi 2,4 GHz, avec un câble visible : c’est le seul fil, en échange d’une détection qui tient.

Verdict

Un radar millimétrique qui voit la pièce même quand on ne bouge plus. Les zones dans Home Assistant, l’occupation dans Maison. 83 € pour le salon ou la chambre, là où un PIR classique s’arrête trop tôt.